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Cérémonie de recueillement sur la tombe de Senghor à Bel Air

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CEREMONIE DE RECUEILLEMENT ET DE PRIERES ŒCUMENIQUES DEVANT LA TOMBE DU POETE PRESIDENT LEOPOLD SEDAR SENGHOR, AU CIMETIERE DE BEL AIR

décembre 20, 2018

Maître de Cérémonie : Raphaël NDIAYE

Programme

9h15 – Arrivée du Maître de Cérémonie (MC), pour suivi des travaux d’aménagement des abords de la tombe, d’installation des drapeaux des pays, et de sonorisation, par les techniciens du Cours Sainte Marie de Hann.

9h30 – 10h : Accueil des invités par le Maître de cérémonie.

10h – Début de la cérémonie : Mot de bienvenue aux personnalités et aux participants et présentation du déroulement de la cérémonie par le MC.

  • Monsieur Moustapha Niasse Président de l’Assemblée nationale, Président du groupe
  • de réflexion de la Fondation Léopold Sédar Senghor,
  • Monsieur Ousmane Tanor Dieng, Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, Président du Parti socialiste,
  • Monsieur Djibril Sène ancien ministre, doyen du CA de la Fondation Léopold Sédar Senghor,
  • Mesdames Germaine et Hélène Senghor, membres de la famille Senghor
  • Cher Abbé Jacques Ngor Ndeb Seck, fidèle parmi les fidèles qui nous aide à prier
  • Monsieur Aimé Sène, homme d’affaires attaché à Senghor,
  • Monsieur Jean-Michel Seck, attaché à Senghor,
  • Chers amis en vos titres, grades et qualités (que ceux que je n’ai pas cités ne nous en tiennent pas rigueur), mais à tous nous disons nos remerciements pour leur présence.

A  – Première séquence profane Senghor et les Mathématiques

Senghor au Forum d’Assilah, (Maroc) le 13 août 1990 :

« Comme chef de l’Etat du Sénégal, je n’ai pas manqué de réformer les enseignements secondaires et supérieurs. J’y ai donné la priorité aux Mathématiques et aux langues classiques, c’est-à-dire à l’Arabe, au Latin et au Grec »[…] mais pourquoi les Mathématiques, où nous avons au Sénégal, le plus grand nombre d’agrégés et de docteurs d’Etat ? C’est essentiellement, que cette science a été inventée en Afrique, en Egypte, où les Grecs, fondateurs de la civilisation européenne sont allés l’apprendre. C’est surtout, qu’elles sont, aujourd’hui, à la base de toutes les sciences » Ethiopiques, vol 7, n° 1 1er semestre 1991

Senghor et son projet d’un institut de Mathématiques (Ameth Seydi)…

3 – « Au Guélewâr » par Waly Faye sur la musique de Kora d’Abdoulaye CISSOKO

B – Séquence religieuse. Chant choral Abbé Jacques Seck et Djibril Sène

C – Seconde séquence profane : hommage au Poète Président à St Médard en Jalles le 10 novembre 2017 et son nom  donné à la Grande Médiathèque de la ville :

1 – Introduction par MC et

2 – Déclamation du poème de Christian (de St Médard) par un élève de Ste Marie de Hann.

D – Dernière séquence religieuse : prière finale Abbé Jacques Seck

Un chant choral pour clôturer.

Cérémonie de recueillement et de prières œcuméniques

devant la tombe du Poète Président Léopold Sédar Senghor,

au cimetière de Bel Air Mercredi 20 décembre 2017

Allocution de bienvenue de Raphaël Ndiaye, Directeur général de la Fondation Léopold Sédar Senghor

  • Monsieur Moustapha Niasse Président de l’Assemblée nationale, Président du groupe
  • de réflexion de la Fondation Léopold Sédar Senghor,
  • Monsieur Ousmane Tanor Dieng, Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, Président du Parti socialiste,
  • Monsieur Djibril Sène ancien ministre, doyen du CA de la Fondation Léopold Sédar Senghor,
  • Mesdames Germaine et Hélène Senghor, membres de la famille Senghor
  • Cher Abbé Jacques Ngor Ndeb Seck, fidèle parmi les fidèles qui nous aide à prier
  • Monsieur Aimé Sène, homme d’affaires attaché à Senghor,
  • Monsieur Jean-Michel Seck, attaché à Senghor,
  • Chers amis en vos titres, grades et qualités (que ceux que je n’ai pas cités ne nous en tiennent pas rigueur), mais à tous nous disons nos remerciements pour leur présence.
  • Il est heureux que nous soyons rassemblés, une fois l’an, autour de la tombe du Poète Président, qui demeure un compagnon de route pour certains, un aîné, un ami, un père, un grand-père, auquel tant de choses nous attachent, y compris dans la relation empreinte de bonhomie du Grand-père à ses petits enfants.

C’est pourquoi notre présence de ce jour ne sera pas empreinte de tristesse, mais d’un esprit de découverte d’un Senghor multiple et divers, car chaque fois que vous avez le sentiment d’avoir cerné Senghor, il vous fait un coucou malicieux et, comme un feu follet, il vous apparaît sous un autre visage.

  • Le visage que nous allons découvrir est celui du prisonnier de guerre et de l’auteur de ce fameux poème « Prière de paix » qui clôt le recueil Hosties noires. Nous découvrirons également le poème « Au Guelowâr » et un autre, intitulé : « Un mot pour Senghor », d’un auteur du prénom de Christian, qui nous a remis ce texte le 10 novembre dernier à Saint-Médard-en-Jalles.
  • Nous serons accompagnés par la Kora de Abdoulaye CISSOKO et la messe Latino-diola de Julien Jouga.

1 – Quelques repères sur la vie de Senghor prisonnier de guerre. (MC)

1-Arrivé en France en octobre 1928, Senghor demande et acquiert la nationalité française, le 1er juin 1933, condition sine qua non pour être autorisé à se présenter au concours de l’agrégation. Un mois plus tard, en juillet, il est admissible à l’agrégation de grammaire.

2- Le 8 novembre 1934, il commence son service militaire au 150e régiment d’infanterie à Verdun, avant de passer au 23e régiment d’infanterie coloniale à Paris. Le 12 octobre 1935 il termine son service militaire et affectation au Lycée Descartes à Tours. (Il avait réussi au concours d’agrégation en juillet de la même année) ; Conférence à la chambre de commerce de Dakar, le 10 septembre 1937 : « Dussé-je vous décevoir, c’est en paysan du Sine que je compte vous  parler ce soir » !

3 – Septembre 1939, il est mobilisé, puis réformé peu après pour maladie des yeux, (Il écrit « Que m’accompagnent koras et balafon » à Château Gonthier entre octobre et décembre 1939).

4 – Février 1940, il est remobilisé et rejoint la 59e division d’infanterie coloniale. Le 20 juin, il est fait prisonnier, à La Charité-sur-Loire et après plusieurs dépôts militaires, il est interné successivement aux fronts stalags 230 puis 221, ensuite transféré de camp en camp : Amiens, Poitiers, Saint-Médard-en-Jalles, d’où il est démobilisé le 20 février 1942, ayant échappé de peu au peloton d’exécution.

2 – Conditions de vie du prisonnier de guerre (texte inédit de 4 pages de Senghor découvert dans les archives)

« Nous arrivons à Bordeaux, plutôt à Saint Médard le 5 novembre 1941. Nous nous plaignions du camp de Poitiers. A Bordeaux, nous regrettons Poitiers comme un paradis perdu …

Logement et vêtements : Les baraques sont mieux construites qu’à Poitiers, mais l’hiver ne laisse pas d’être rigoureux et le bois de chauffage est distribué chichement…On gèle à l’hôpital. Il n’est pas question de douches et les poux pullulent, car il n y a même pas d’épouillage. Ici, c’est un privilège de recevoir des effets usagés, pas de gants, ni chaussettes ».

Nourriture : « Elle est insuffisante et peu variée : un pain pour cinq à six personnes, une soupe matin et soir, avec une poignée de riz dans un liquide plus ou moins coloré et salé, etc. »

Conclusion : Le Moral (Il s’agit des Indochinois, Malgaches, Arabes, Sénégalais, Antillais Français) « Le plus démoralisant est la faim. Et le Fronstalag de Bordeaux est le pire à ce point de vue. Les prisonniers sont vraiment à moitié affamés. Ajoutez que les cantines y sont très mal pourvues. »

Voilà les conditions dans lesquelles Senghor a écrit la presque totalité des poèmes de son recueil Hosties noires, publié en 1948 et clôturé par « Prière de paix ».

3 – Lilyan Kesteloot : « Pourquoi étudier Senghor ? », in Présence Senghor 90 écrits en hommage aux 90 ans du poète-président, UNESCO, 1997, p. 200 et suivantes (extraits).

  • Pourquoi étudier Senghor ?
  • Parce que c’est le premier poète francophone d’Afrique noire ?
  • Parce que c’est le meilleur ?
  • Le plus connu ?
  • Parce que c’est un fondateur du mouvement de la négritude ?
  • Parce qu’il fut président du Sénégal,
  • Parce que c’est le premier Noir reçu à l’Académie française ?
  • Oui voilà bien de bonnes raisons sans doute. Des raisons qui tiennent au personnage de Senghor, à la publicité autour de son œuvre, à son rôle politique et culturel incontestable.
  • Mais vraiment, sincèrement, pas une de ces raisons-là aujourd’hui ne pourraient m’inciter à prendre la plume pour parler des œuvres du poète- président…
  • Je vis au Sénégal depuis vingt-cinq ans et j’éprouve le besoin d’élucider un malentendu que j’ai maintes fois perçu dans ma carrière de professeur à l’Université de Dakar… ou ailleurs. Souvent à écouter les Africains, les jeunes, j’ai l’impression qu’ils comprennent mal le personnage Léopold Sédar Senghor. Qu’il leur reste étranger.
  • On l’a dit trop occidental, trop francisé ; on préfère Césaire. On ne comprend ce dernier davantage, et même moins, avouons-le. Mais comme il s’affirme anti-Blancs, on le croit plus proche, on lui fait confiance [… ] tandis que Senghor est suspect.
  • Sa femme est française, il affectionne le latin et s’en vante. Son cuisinier était alsacien. Il faisait du piano et de la grammaire. Il ne mange pas avec ses doigts…
  • Il faudrait vraiment définir les critères du brevet de négritude. Quand est-on un bon nègre ? un vrai Africain ?
  • Tous nos intellectuels (Pathé Diagne, Amady Aly Dieng, Doud Sine, Birago, Hountondji (Paulin), Aguessy (Honorat), Towa (Marcien), Méloné (Thomas), Bélinga (Eno), Mudimbe (Valentin-Yves), Lopes (Henri), Obenga (Théophile), Tati (Jean-Baptiste Tati-Loutard), et même Cheikh Anta Diop ou Iba Der) n’ont-ils pas fait leurs études en Europe, souvent avec le latin ? N’ont-ils pas été marqués par le rationalisme cartésien, et parfois beaucoup plus profondément que Senghor, n’ont-ils pas des amis français comme Senghor, des femmes françaises ou étrangères ?
  • Mais évidemment ils n’ont pas écrit, « que Dieu pardonne à la France » ni prôné la réconciliation de Demba et Dupont.
  • Péché mortel Président, ce fut-là votre péché mortel, Ce poème aux tirailleurs sénégalais écrit en avril 1940.
  • Car il fallait être soi-même en guerre et face à l’Allemagne hitlérienne pour comprendre cette connivence soudaine entre Noirs et Français sur lesdits champs de bataille ou dans les stalags. Comment voulez- vous que vous comprennent ceux qui n’ont jamais touché l’acier de la mitraillette ?
  • Lilyan conclut qu’il faut étudier Senghor en raison de la portée prodigieuse de son œuvre poétique.

Détails

Date : décembre 20, 2018
Event Category:
Event Tags:

Organisateur

Fondation Léopold Sédar Senghor
Téléphone : (+221) 33 849 14 14
E-mail : senghorf@orange.sn

Lieu

CIMETIERE DE BEL AIR
Sénégal + Google Map